
Le parc des Chaumes tire son nom des champs qui le couvraient autrefois. Il est devenu un précieux espace forestier au coeur d’Avallon, menacé par l’urbanisation.
Un peu d’histoire…
Le mot « Chaumes » fait référence à la paille, partie de la tige des céréales qui reste sur pied après la moisson, et qui servait à couvrir le toit des maisons.
Pendant des siècles, cet espace était d’abord agricole et forestier. S’il existait quelques maisons et un moulin au XIXe siècle, l’urbanisation du quartier des Chaumes débute vraiment dans la seconde partie du XXe siècle avec l’édification de logements individuels et collectifs ainsi que de divers bâtiments publics.
Les années 1960 voient la construction de la cité scolaire et de la piscine. Viennent ensuite les cours de tennis en 1990, le gymnase en 2003 et le bike-parc en 2018.
Suite à cette urbanisation, le parc a perdu la moitié de sa surface en une cinquantaine d’années, passant de plus de 6 ha à moins de 3 ha.
En 2015, une convention avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a été signée pour 5 ans (renouvelable) pour faire du parc un refuge LPO.
Un patrimoine naturel unique
Le Parc des Chaumes est construit sur un éperon rocheux qui correspond à la pointe Nord du Massif Central géologique : les derniers contreforts du Morvan.
La population des arbres se compose essentiellement de résineux et de feuillus.
Une faune riche partage l’espace du parc. Certains l’habitent, comme l’écureuil roux, les blaireaux, les hérissons. D’autres, comme les chevreuils, ne font qu’y passer.

La population d’oiseaux du parc se compose d’espèces communes et vulnérables qui font l’objet d’un suivi de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) : pic épeiche, sittelle torchepot, troglodyte mignon, mésange charbonnière… et des espèces menacées : tourterelle des bois, verdier d’Europe.
S’adapter au changement climatique
Dans le contexte du dérèglement climatique, les résineux s’avèrent moins résistants aux périodes de sécheresse, leurs racines en surface les exposant davantage au stress hydrique. De nombreux spécimens meurent ou, fragilisés, dépérissent du fait de chenilles processionnaires.
Cybèle Chaumes et la Ville d’Avallon travaillent donc sur la forêt de demain en préservant les repousses naturelles de feuillus et en plantant d’autres espèces (chêne rouge, frêne, érable…) ainsi que de nouvelles essences (gingko, tulipier, bouleau de l’Himalaya, sorbier des oiseleurs…)

« Planté en terre dans ses racines, planté dans les astres dans ses branchages, [l’arbre] est le chemin de l’échange entre les étoiles et nous. »
Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle, 1948